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 First meeting as white as snow ~ {PV : Yuki}

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Kenzie Turner

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MessageSujet: First meeting as white as snow ~ {PV : Yuki}   Jeu 20 Déc - 6:45
Lorsque Kenzie ouvrit les yeux ce matin là, sa première pensée fut de se demander où est-ce qu'elle était. Le temps que ses idées se remettent en place, et elle se rappela où elle était. En Louisiane. À Sunshine. Pour prendre son indépendance. Indépendance. Ce dont elle rêvait depuis qu'elle savait ce que c'était. Maintenant qu'elle approchait de sa majorité, elle comptait en profiter... Mais comment faire alors qu'on est totalement associable? Comment sortir de chez soi alors qu'on ne supporte pas le regard des gens peser sur soi dans la rue? Tous les problèmes de la jeune fille aux longs cheveux d'ébène se trouvaient là. Le regard des autres était quelque chose qui la dérangeait. Surtout depuis qu'elle était seule, sans Nino et qu'elle devait se débrouiller. Mais elle allait s'en sortir, elle le savait. Seule, il le faudrait.

Elle sortit de son lit, il était à peu près onze heures du matin. Chose surprenante pour la jeune femme, qui ne se levait quasiment jamais après dis heures en temps normal. Mais ce n'était pas une journée normale, elle le vit lorsque qu'elle alla regarder par la fenêtre. De la neige. Il neigeait ! Elle poussa un petit cri de joie, un sourire éclairant immédiatement son visage. Pour elle, la neige était une chose... Magique. Voilà, tel était le mot qui correspondait aux flocons descendant des cieux. C'était purement et simplement de la magie. Le bruit de ce manteau blanc crissant sous les pieds, les étoiles glacées qui voletaient... ça la faisait retomber en enfance.

Elle alla prendre une douche rapidement, se sécha les cheveux tout aussi prestement, et s'attarda seulement un peu de temps pour choisir des vêtements. Un collant gris foncé, simple, par dessus lequel elle enfila un short en jean noir. Un gros pull en laine gris très foncé col en V. C'était basique, mais au moins, sous cela, elle était "cachée", sa maigreur ne pouvait qu'être devinée tout au plus. Avant de quitter son loft, elle enroula une écharpe en laine noire autour de son cou, vissa un béret du même textile et de la même couleur que son écharpe sur sa tête, enfila une veste en cuir noire, ses Doc Marteens et attrapa son iPod et son portable.

La musique dans les oreilles, elle sortit {SNOW ~ Red Hot Chili Peppers}. Ne connaissant la ville, elle alla là où son instinct l'emmenait. Et ses pas la menèrent jusqu'au parc, où elle entra et commença a se promener. Au beau milieu d'une pelouse, elle s'arrêta net, et, les paumes tendues vers le ciel, elle recueillait les flocons au creux de ses mains, les observant fondre sur sa paume. Au bout d'un certain temps, elle se remit à marcher, soufflant sur ses mains pour les réchauffer, mais ne faisant pas attention à ce qui l'entourait. Ce fut probablement la raison pour laquelle elle se heurta à quelque chose. Où plutôt à quelqu'un. Un jeune homme, un peu plus petit qu'elle.

« Oups. Désolée... »
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Yuki Tsugushima
Life is just a game
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MessageSujet: Re: First meeting as white as snow ~ {PV : Yuki}   Dim 27 Jan - 3:01

1. Fontaine à eau.

Ce matin est un matin comme un autre. Je me réveille dans la grande chambre luxueuse et pompeuse qui ne me correspond pas. Elle va juste de pair avec ma fortune, mais ça ne va pas plus loin. Elle ne me sert qu'à dormir. Aujourd'hui, je n'ai pas besoin de travailler, alors je n'ai rien à faire. Mais les jours où je ne travaille pas, je m'ennuie à mourir. Je n'ai, pour être honnête, que ça. Lui, il sort tout le temps. Moi non. Je n'aime pas ça, et il a, depuis un bon moment, cessé de vouloir me tirer à l'extérieur. Je me douche. M'habille. Et tourne en rond tel un poisson dans cette chambre.

Je décide d'aller dans mon bureau, je vais travailler un peu. Ça m'occupera. Je longe les longs couloirs, change d'étage, atteint les divers petits bureaux, toute l'administration, puis atteint le mien. Je l'ouvre, lingette posée sur la poignée, pour éviter tout contact avec une des sources les plus importantes de bactéries... Ah nan. Il est fermé à clé. Je ne l'ai jamais fermé à clé. Simplement parce qu'il n'y en a jamais eu besoin, vu que l'accès est très protégé. Je force un peu sur la poignée, mais en vain. Un coup de pied rageur dedans, toujours aussi inutile, mais juste pour évacuer une colère montante. J'arrache le post-it collé un peu au-dessus de la poignée, et le lis.


Je le déchire en petit morceau, et laisse les déchets par terre devant la porte. Je retourne dans ma chambre, furieux. Les couloirs défilent. Je m'y enferme. Assis sur mon lit, les genoux repliés vers moi, enroulé dans la couette, je fulmine. Puis je regarde à travers les grandes baies vitrées qui me donnent un panorama sur la ville. C'est vrai. Il neige... Peut-être faire un effort, et sortir un peu? ... Faire ce qu'Il me demande est un peu humiliant. Enfin, non, sortir n'est pas humiliant, mais j'en ai un peu pour mon amour-propre... Je décide finalement d'exaucer sa demande, et je sors. Je mets un blouson brun que j'inaugure, et une épaisse écharpe.

Je fais l'inventaire du sac à dos que je vais prendre avec moi : de l'argent (peut-être 50/70€...), un paquet de cigarettes, un briquet, des lingettes hygiéniques, du savon portatif et un paquet de Cleanex. L'essentiel y étais, à première vue. Je fias quelques pas vers l'entrée, et fait demi-tour. J'ai oublié quelque chose : un flingue. Il est léger, et j'ai l'habitude de le manier.... Je suis assez connaisseur pour ce genre de chose, et je préfère en avoir un sur moi. Je n'ai pas un gabarit à pouvoir me défendre au corps à corps. C'est un peu paranoïaque, certes, mais je préfère l'avoir sur moi. Je le mets dans la poche intérieure du blouson, qui tombe très bien. Elle n'est pas serrée, et assez lâche pour ne pas trop presser l'arme contre mon corps.

Je pars enfin vers l'entrée. Maintenant que je suis prêt... Ça ressemble plus à une grande aventure plutôt qu'une petite balade de plaisance, mais ce n'est pas habituel pour moi de sortir, alors bon... Les grandes portes s'ouvrent à moi, et on me demande de passer une bonne journée. Je grommelle un merci, et tente d'enfiler les gants que j'ai en main. il fait froid, et mon nez rougit à vue d’œil. La foule est là, dans ces grandes rues. Tout le monde doit être émerveillé par cette neige. Moi aussi je le suis un peu, à vrai dire... Les flocons tombent sur mon visage, qui fait face au ciel gris. Quelques flocons tombent sur mes joues, et fondent au contact de la peau encore chaude grâce au bâtiment, mais je sais que je ne sentirai déjà plus grand chose dans 5 minutes.

Au milieu de la foule, je m'avance, et tente de me frayer un chemin vers un endroit tranquille... Un parc peut-être, ça serait plus joli et tranquille qu'une ruelle déserte et crasseuse... J'essaie de passer, mais en vain. Tout le monde se bouscule, ne fait pas attention. Je marche lentement, essayant de passer entre les familles, les couples, les hommes pressés et les femmes occupées tout en bataillant pour séparer les deux gants, « rangés » en boule l'un dans l'autre. Des enfants jouent à trappe-trappe, et se faufilent tels des souris. Je les regarde, amusé.

Mon sourire s'efface, et le sol se rapproche dangereusement. On m'a bousculé puissamment, et la foule s'écarte de moi, indifférente, mais qui ne veut pas être gênée. Mes mains cherchent à me rattraper, et se posent à plat sur les pavés qu'on devine sous la neige sale, piétinée et qui fond petit à petit. Un de mes poignets me fait mal, mais c'est passager. Les gants gisent à ma droite, séparés. Je lève la tête vers une adolescente. Paniquée, elle s'excuse, et me tend la main pour que je me relève. Je regarde cette extrémité de membre, dont 5 morceaux de chairs dépassent, et formés par quelques petits os. La peau qui les recouvre est claire, mais je sais moi, à quel point elle est sale. Je l'ignore, récupère les gants, et me relève un peu, en m'appuyant sur mes mains, posées sur mes genoux fléchis qui me redressent. Je les regarde un instant, l'une d'entre elles est égratignée, et une neige brune les recouvre.

Je panique, et m'enfuis. Sales. C'est à mon tour de bousculer les gens. Sales. Je les écarte vivement avec mes coudes. Sales. Certains s énervent facilement, et d'autres s'indignent. Sales. Je cherche un endroit tranquille. Sales. Les rues sont bondées où que j'aille. Sales. J'avance tête baissée, et cherche un chemin. Sales. Un des panneaux m'indique un parc pas loin. Sales. J'y cours, effrayé par je-sais-quoi. Sales. Je veux juste un peu de tranquillité, et aussi une fontaine d'eau potable. Sales. Le parc public est entouré de grands grillages verts, et j'ouvre le petit portique. Sales. À côté de l'entrée, il y a justement une petite fontaine, du même vert foncé que l'enceinte grillagée. Sales. J'appuie sur le bouton du robinet métallique, en dessous d'une pancarte où il est inscrit « Eau potable ». Sales. Je sors mon briquet sans réfléchir, et l'allume sous le robinet. Sales. Je continue à presser le bouton, et l'eau coule enfin, éteignant la petite flamme. Sales. Je m'agenouille à côté de cette source, et frotte mes mains. Sales. Elles sont bleues et brunes. Sales. De froid, et de sale. Sales. Je continue à les frotter énergiquement, mes ongles grattent la peau avec conviction. Sales. La peau s'éclaircit, et pleure. Sales. Je pleure avec elles, tant elles me font mal, mais avec retenue. Sales. Les grattements ralentissent. La texture est étrange, la peau est extrêmement lisse à certains endroits, et liquides à d'autres...

Mais mes mains sont propres maintenant. Je m'accule, et m'adosse à la fontaine, éreinté. J'ai mal. Mes mains vont « bien ». Elles sont sous le manteau, gardées au chaud près de moi, tout ensanglantées. Je me relève quelques minutes plus tard, endolori, en prenant soin de ne pas les poser au sol. Je continue ma route dans le parc, la marche rapide. Les mains dans les poches, je me décide à nouveau de les couvrir des gants, chacun séparé de l'autre, je ne devrais plus trop batailler. Alors que j'en enfile un, je vois à quel point ma main est marquée. Je comprends pourquoi c'est lisse... C'est blanc. J'en étais arrivé à la jointure de mon pouce en frottant.

Je me levais, tourmenté, et j'avançais dans le parc blanc. Mon manteau s'était un peu coloré de rouge, et je laissai derrière moi un sillon de la même couleur. Il était léger, car je n'avais rien pour arrêter le saignement. Les mouchoirs sont trop fins, les lingettes me piqueraient, et étaient trop courtes. La tête penchée en avant, je fonçais droit devant moi, quand tout d'un coup, je sentis un choc.

« Oups, désolée... »

C'était une fille brune, aux cheveux très longs. Elle avait un visage de poupée adorable, rougis par le froid. Je la prends dans mes bras, et lui dit avec une voix suave : « Ce n'est rien. Je vous pardonne si vous me laissez vous inviter à boire un café ou un chocolat chaud. » J'aurais été un grand séducteur, ou quelqu'un de plus extraverti, je l'aurai fait. Mais ce n'est pas le cas, et la regardait, les yeux brouillés par les larmes de douleur, légères et transparentes : « Ce n'est rien... ». Ma main ensanglantée contre le manteau me faisait mal. Et je ne l'y aurai pas laissée si j'avais vu qu'elle teintait mon manteau d'une tâche rouge et épaisse , absorbée par le tissu.

Spoiler:
 



Do you wanna smoke?
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